{"id":3344,"date":"2019-02-02T18:00:30","date_gmt":"2019-02-02T17:00:30","guid":{"rendered":"http:\/\/libre-cueillette.net\/?p=3344"},"modified":"2021-11-17T09:16:34","modified_gmt":"2021-11-17T08:16:34","slug":"biodiversite-les-pucerons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/libre-cueillette.net\/index.php\/2019\/02\/02\/biodiversite-les-pucerons\/","title":{"rendered":"Biodiversit\u00e9: Les pucerons"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Herv\u00e9 Coves&nbsp;: La gestion holistique des pucerons (transcription de la vid\u00e9o, Cathy Constant-Elissagaray)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">L&rsquo;agronome Herv\u00e9 Coves explique les cycles de vie des pucerons et comment leurs populations s&rsquo;autor\u00e9gulent quand nos cultures sont int\u00e9gr\u00e9es dans des syst\u00e8mes naturels. Approche permaculture.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Comment assassinez-vous les pucerons&nbsp;? Les coccinelles, le savon noir, les purins\u2026 Les capucines, non, car elles n\u2019ont pas le m\u00eame puceron que les salades, les framboisiers, etc. Il y a des pucerons sp\u00e9cialis\u00e9s par famille de plantes. Il y a aussi des plantes qui tuent les pucerons.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">Pr\u00e9ambule<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Aujourd\u2019hui, nous sommes affect\u00e9s par le r\u00e9chauffement climatique. Il se traduit par une hausse du taux de CO2. En mai, il \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 400 ppm (parties par million) alors qu\u2019il y a un si\u00e8cle il n\u2019atteignait que 300 ppm. 400 ppm, c\u2019est le taux qui existait il y a 850 000 ans. A cette \u00e9poque, il y avait d\u00e9j\u00e0 des plantes et des pucerons. En fait, lorsque les plantes \u00e0 fleurs en \u00e9taient \u00e0 leurs d\u00e9buts, il y a 65 millions d\u2019ann\u00e9es, le taux de CO2 \u00e9tait de 1200 ppm, et les plantes \u00e9taient optimis\u00e9es pour pousser dans ces conditions. Aujourd\u2019hui, si l\u2019on veut booster la croissance des plantes en serre, on augmente le taux de CO2 (\u00e0 grande d\u00e9pense d\u2019\u00e9nergie). Depuis 65 Ma, le taux de CO2 n\u2019a cess\u00e9 de d\u00e9cro\u00eetre et les plantes ont d\u00fb d\u00e9velopper des strat\u00e9gies pour \u00e9conomiser leur \u00e9nergie. En effet, la photosynth\u00e8se se produit par r\u00e9action de la lumi\u00e8re avec le gaz carbonique et l\u2019eau. S\u2019il y a moins de gaz carbonique, la production de sucre s\u2019amoindrit. Une des solutions a \u00e9t\u00e9 de r\u00e9duire l\u2019\u00e9paisseur des enveloppes cellulaires. Cons\u00e9quence, les plantes devenaient plus expos\u00e9es aux attaques de pucerons.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"597\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/co2-atm-temp-fig22-597x1024.gif\" alt=\"\" class=\"wp-image-3348\" srcset=\"https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/co2-atm-temp-fig22-597x1024.gif 597w, https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/co2-atm-temp-fig22-175x300.gif 175w, https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/co2-atm-temp-fig22-768x1317.gif 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 597px) 100vw, 597px\" \/><figcaption>\u00c9volution de la concentration de CO2 dans l&rsquo;atmosph\u00e8re<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">Une solution sucr\u00e9e pour lutter contre le puceron<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Les plantes ont donc trouv\u00e9 une d\u00e9fense\u00a0: lorsqu\u2019elles per\u00e7oivent le danger, elles accroissent l\u2019\u00e9paisseur cellulaire. Comment le d\u00e9tectent-elles\u00a0? Lorsque le puceron pique, il absorbe la s\u00e8ve \u00e9labor\u00e9e qui contient des prot\u00e9ines et des sucres. Il assimile les premi\u00e8res et excr\u00e8te l\u2019exc\u00e9dent des sucres (que les fourmis viennent l\u00e9cher). Une partie de ce liquide sucr\u00e9 s\u2019\u00e9coule le long de la plante qui le capte. Elle sait ainsi qu\u2019elle subit une attaque et r\u00e9agit en commen\u00e7ant \u00e0 \u00e9paissir en priorit\u00e9 les nouvelles feuilles. Ce faisant, elle d\u00e9pense beaucoup d\u2019\u00e9nergie. Herv\u00e9 Coves a test\u00e9 qu\u2019en vaporisant une plante d\u2019une solution contenant 10 g\/litre de sucres (fructose, glucose, tous les sucres contenus dans le miel) \u2013 c\u2019est la concentration des excr\u00e9tions des pucerons -, la plante r\u00e9agit en \u00e9paississant les parois cellulaires. Il en est de m\u00eame si elle subit une attaque de mildiou, d\u2019o\u00efdium, d\u2019araign\u00e9es ou d&rsquo;acariens\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><strong>Donc, une solution sucr\u00e9e permet de lutter contre les pucerons.<\/strong> Mais il ne faut pas le faire \u00e0 mauvais escient. On peut le faire de fa\u00e7on pr\u00e9ventive dans un endroit fragile (par exemple le coin le plus chaud de la serre). Il faut reproduire la pulv\u00e9risation apr\u00e8s chaque pluie. Mais ce n\u2019est pas la meilleure solution car les pucerons sont toujours l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">Restaurer la biodiversit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Prenons l\u2019exemple des framboisiers. Ils sont hyper-sensibles \u00e0 toutes les maladies. Les sauvages ne sont pas plus r\u00e9sistants que les cultiv\u00e9s, pourtant, en Haute Corr\u00e8ze, les framboisiers sauvages ne sont pas malades, alors que dans la station exp\u00e9rimentale les framboisiers meurent au bout de 4 ans. En r\u00e9alit\u00e9, les framboisiers sauvages ne sont pas isol\u00e9s, ils poussent avec d\u2019autres plantes, le sureau, l\u2019\u00e9pilobe\u2026 Des relev\u00e9s phytosociologiques ont \u00e9t\u00e9 faits par le professeur Brice qui a r\u00e9alis\u00e9 une base de donn\u00e9es comportant 4700 colonnes et 200 000 lignes. Un travail de toute une vie ! Il a fait des statistiques pour voir les associations des plantes. Celles qui ressortent pour le framboisier sont les m\u00eames que celles qui sont observ\u00e9es dans les chablis de Haute Corr\u00e8ze. Chaque esp\u00e8ce h\u00e9berge un puceron particulier, mais tous les pucerons ne se d\u00e9veloppent pas en m\u00eame temps. Voici dans quel ordre ils apparaissent:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">1) puceron de l\u2019asp\u00e9rule \u2013 2) puceron du sureau \u2013 3) puceron du framboisier \u2013 4) puceron du sapin \u2013 5) puceron de l\u2019\u00e9pilobe \u2013 6) puceron de l\u2019\u00e9pic\u00e9a \u2013 7) puceron du h\u00eatre \u2013 8) puceron du s\u00e9ne\u00e7on \u2013 9) puceron de la foug\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Les auxiliaires qui se nourrissent de pucerons en ont ainsi toute l\u2019ann\u00e9e, ce qui leur permet de vivre en un lieu naturel. S\u2019il manque une plante, les auxiliaires meurent. En Basse Corr\u00e8ze, le sureau et l\u2019aub\u00e9pine ayant \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s, les pucerons se mettent \u00e0 prolif\u00e9rer sur les framboisiers. Comprenant le ph\u00e9nom\u00e8ne, Herv\u00e9 Coves a plant\u00e9 des sureaux \u00e0 raison de 10 pour 3000 m\u00b2. Au bout de deux mois, il a observ\u00e9 30 syrphes (qui ressemblent \u00e0 des gu\u00eapes et font un vol stationnaire), leurs larves d\u00e9vorent les pucerons. Les 30 larves sont devenues adultes quand les framboisiers ont d\u00e9marr\u00e9 et elles ont pondu dessus. Les larves ont ainsi d\u00e9vor\u00e9 les pucerons d\u00e8s le d\u00e9marrage de l\u2019attaque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Le m\u00e9canisme est le m\u00eame pour la r\u00e9gulation des acariens, des c\u00e9cidomyies, etc. L\u2019exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e ailleurs. Ce qui marche, c\u2019est de remettre de la nature sauvage dans un endroit qui est cultiv\u00e9. Au bout de quelque temps, un \u00e9quilibre se fait, une r\u00e9gulation progressive. On n\u2019est pas forc\u00e9ment oblig\u00e9 de mettre du sureau, ce qui compte, c\u2019est de <strong>restaurer la biodiversit\u00e9<\/strong>. Il ne faut pas d\u00e9sherber. Au contraire, ce sont les framboisiers qui poussaient le plus pr\u00e8s de la haie qui ont \u00e9t\u00e9 les plus beaux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">Les purins<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Il y a d\u2019autres fa\u00e7ons de proc\u00e9der. Qu\u2019en est-il des purins d\u2019ortie, de consoude, de pr\u00eale&nbsp;? Cela marche plus ou moins, sans que l\u2019on puisse bien expliquer ce qu\u2019il se passe. Les syrphes, coccinelles, chrysopes, r\u00e9gulent les populations de pucerons. Quand on met du purin d\u2019ortie, ce sont les polypodes qui viennent r\u00e9guler les pucerons. Pourtant, les millepattes n\u2019en mangent pas d&rsquo;ordinaire ! Il y a beaucoup de vie au printemps, avec la floraison, et \u00e0 l\u2019automne, lorsque tout fane. Le millepattes sort le soir. Ses antennes tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es d\u00e9tectent les odeurs et il communique avec les odeurs. Il s\u2019oriente vers les lieux o\u00f9 \u00e7a pue, car il se nourrit de collemboles qui prolif\u00e8rent sur les feuilles mortes. Si l\u2019on asperge la plante de purin, elle a la m\u00eame odeur, et donc le millepattes monte, trouve les pucerons et, comme il est opportuniste, il les mange. Dans la moiti\u00e9 du terrain qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e, le millepattes, qui a retenu la le\u00e7on, grimpe directement dans les framboisiers non asperg\u00e9s pour y chasser les pucerons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">D\u2019autres pr\u00e9dateurs sont attir\u00e9s, le staphylin, le carabe, qui sont aussi normalement dans le sol. Donc le purin intervient comme un leurre, il ne tue pas mais am\u00e8ne plus de vie, ce qui engendre de nouvelles solutions, une nouvelle r\u00e9silience sur la parcelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">L\u2019\u00e9quilibre est en perp\u00e9tuel chaos, la pr\u00e9sence de pucerons augmente, l\u2019\u00e9nergie s\u2019accro\u00eet, le millepattes se multiplie, nouveau d\u00e9s\u00e9quilibre, etc. Un \u00e9quilibre n\u2019est jamais stable, la vie fonctionne sur un d\u00e9s\u00e9quilibre perp\u00e9tuel qui forme une dynamique. <strong>Pour avoir le meilleur r\u00e9sultat, il faut diversifier les plantes, les animaux, les sols<\/strong> \u2013 faire plusieurs composts avec des mat\u00e9riaux diff\u00e9rents, accumuler des tas de bois, des tas de feuilles\u2026). Si l\u2019on cr\u00e9e des h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9s, on obtient divers lieux et une plus grande stabilit\u00e9. Le millepattes se nourrit de collemboles qui mangent de la mati\u00e8re en d\u00e9composition d\u00e9grad\u00e9e par des champignons. Il y a autant de variations que d\u2019esp\u00e8ces de bois. Par exemple, dans la for\u00eat vierge, il y a une tr\u00e8s grande diversit\u00e9 d\u2019un hectare \u00e0 l\u2019autre. En France, nous avons 4800 sortes de plantes, en Amazonie, c\u2019est la quantit\u00e9 pour un petit espace, et il y a beaucoup plus d\u2019esp\u00e8ces. L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 varie aussi avec les stades (si l\u2019on coupe un arbre, on cr\u00e9e une clairi\u00e8re avec la pousse de beaucoup de jeunes plants).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Au lieu de purin, on peut asperger d\u2019un liquide qui sente bon. Au moment de la floraison, on peut asperger avec une tisane de lavande, de labi\u00e9e. Cela attire les insectes pollinisateurs, mais aussi les pr\u00e9dateurs des pollinisateurs. S\u2019il y a des pucerons sur les plantes asperg\u00e9es, les pr\u00e9dateurs, opportunistes, vont les manger. &#8211; C\u2019est quand m\u00eame mieux que les framboises ne sentent pas le purin&nbsp;! &#8211; Il faut s\u2019inspirer de ce que l\u2019on voit autour de soi. A chaque saison, il y a des plantes diff\u00e9rentes en fleurs. Ce sont celles du moment que l\u2019on pr\u00e9l\u00e8ve pour en faire une tisane. Selon ce m\u00eame processus, les pr\u00e9dateurs d\u00e9voreront les pucerons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><strong>Ce n\u2019est pas une technique biocide, mais biog\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"300\" src=\"https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/chenille-pieride-chou-P1070607.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3356\" srcset=\"https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/chenille-pieride-chou-P1070607.jpg 500w, https:\/\/libre-cueillette.net\/wp-content\/uploads\/chenille-pieride-chou-P1070607-300x180.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption>Chenille de la pi\u00e9ride du chou<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">M\u00e9langer les cultures<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Encore mieux, on peut m\u00e9langer les cultures. S\u2019il y a beaucoup de choux, la pi\u00e9ride se d\u00e9veloppe. Son principal pr\u00e9dateur, c\u2019est l\u2019oiseau (un seul rouge-queue suffit). La bergeronnette a remarqu\u00e9 qu\u2019il suffit qu\u2019elle batte des ailes contre les framboisiers pour que les pucerons se laissent tomber sur le sol o\u00f9 elle n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 les becqueter. Si les plantes sont sous un tunnel, il faut penser \u00e0 m\u00e9nager des ouvertures sur les c\u00f4t\u00e9s pour que les oiseaux aient une issue pour s\u2019enfuir, sinon ils ne p\u00e9n\u00e8trent pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Il y a aussi les insecticides, mais m\u00eame les insecticides naturels consistent \u00e0 an\u00e9antir la biodiversit\u00e9 install\u00e9e sur le site. En plus les pucerons deviennent r\u00e9sistants aux insecticides.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\"><strong>La solution, ce n\u2019est pas d&rsquo;\u00e9liminer les pucerons, mais au contraire de les attirer pour nourrir les auxiliaires toute l\u2019ann\u00e9e afin d\u2019\u00e9viter toute pullulation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Idem pour les limaces, et en trois ans il n\u2019y a plus de probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-black-color has-text-color wp-block-heading\">Accro\u00eetre la vie dans le sol<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Le phytophthora est une maladie du framboisier qui provoque la mort d\u2019une parcelle en quelques mois. Pour qu\u2019un champ soit rentable, il doit donner 6 tonnes \u00e0 l&rsquo;hectare.  Le phytophthora est un champignon. Est-ce que le sol est trop humide&nbsp;? En Haute Corr\u00e8ze, des framboisiers poussent dans des tourbi\u00e8res, donc ce n\u2019est pas la raison. En fait, les framboisiers poussent avec une <a href=\"http:\/\/www.bourgogne-nature.fr\/fichiers\/pages-143a148-de-bn20-cahiers-ld_1484649625.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"mycorhize (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">mycorhize<\/a>, en association avec le glomus qui se nourrit \u00e9galement partiellement de bois en d\u00e9composition. Herv\u00e9 Coves a ajout\u00e9 du bois sur la parcelle, le glomus a pu survivre et le phytophthora a d\u00e9cru. Les framboisiers sont devenus tol\u00e9rants \u00e0 cette pr\u00e9sence pathog\u00e8ne au point que la production s\u2019est accrue pour atteindre 18 tonnes \u00e0 l\u2019hectare&nbsp;! La vie dans le sol est tr\u00e8s importante. Le bois nourrit aussi le collembole, donc le millepattes, etc. C\u2019est normal qu\u2019il fai<a href=\"http:\/\/www.bourgogne-nature.fr\/fichiers\/pages-143a148-de-bn20-cahiers-ld_1484649625.pdf\"><\/a>lle du bois, puisque le framboisier est forestier, il lui faut un sol similaire. Si l\u2019on calcule la biomasse de champignons contenus dans le sol, elle est sup\u00e9rieure \u00e0 celle des framboisiers. Pourquoi tant de champignons&nbsp;? C\u2019est une autre histoire&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Herv\u00e9 Coves&nbsp;: La gestion holistique des pucerons (transcription de la vid\u00e9o, Cathy Constant-Elissagaray) L&rsquo;agronome Herv\u00e9 Coves explique les cycles de vie des pucerons et comment leurs populations s&rsquo;autor\u00e9gulent quand nos cultures sont int\u00e9gr\u00e9es dans des syst\u00e8mes naturels. Approche permaculture. 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