Le jardin du Mandala

Tout a bien poussé au jardin du Mandala, il est magnifique.

Deux mois et demi ont passé depuis la fin de la mission de Libre Cueillette au jardin partagé du Mandala de la résidence Lespès à Anglet. Depuis le 31 août, l’accompagnement du service jeunesse de la mairie d’Anglet a également pris fin. Désormais, la balle est dans le camp des résidents pour faire en sorte que cette expérience se convertisse en une action pérenne.

De belles cucurbitacées

Pour le moment, seuls Sophie et Nicolas poursuivent les activités de jardinage. Ghislaine passe voir le jardin de temps à autre. Quelques résidents viennent grappiller des petites tomates dont Nicolas a palissé les plants sur une structure solide en bambou, l’autre s’étant écroulée lors d’un fort coup de vent. Plusieurs se sont montrés intéressés en bavardant avec lui, mais ils n’ont pas encore franchi le pas, dommage. Quant aux enfants, sans animateur, ils ne viennent pas spontanément, d’autant que Sophie et Nicolas travaillant, ils ne viennent au jardin en principe que le soir ou le week-end, c’est-à-dire en dehors des horaires du local associatif de la résidence.

Des petites tomates bientôt prêtes à être dégustées

Ces horaires les ont obligés à sortir le matériel de jardinage du local associatif pour pouvoir en disposer. Il est rangé sur le palier devant leur appartement, à disposition d’autres résidents qui, par cas, souhaiteraient participer. Par contre se pose le problème de l’accès à l’eau. Le service jeunesse de la municipalité avait évoqué la possibilité d’installer un récupérateur d’eau de pluie et une cabane à outils, mais leur mission ayant également pris fin pour l’instant, c’est resté lettre morte.

Nicolas, voyant travailler la société qui entretient la résidence Lespès, a demandé de déposer une partie de la tonte près du jardin partagé, pour le paillage des plantes.

Ce qui est extraordinaire et qui étonne beaucoup les gens de passage, c’est que tout pousse et prospère sans l’adjonction d’aucun produit chimique, ni engrais, ni pesticide, ni herbicide, même pas de bouillie bordelaise ou du purin, rien ! Le secret, c’est l’enrichissement du sol grâce au paillage et au compost, le voisinage d’une grande diversité de plantes qui s’entraident en créant un micro-climat bénéfique et en attirant les auxiliaires du jardinier, pollinisateurs et autres. Durant le petit moment de nos échanges, Nicolas et moi avons vu quantité de papillons, dont de très jolis azurés au bleu lumineux, des abeilles et d’autres butineurs. Un jardin très vivant et odorant !

Une aromatique comme l’absinthe protège son entourage et les capucines attirent les pucerons. La verveine citronnelle est délicieuse en infusion.

Quelques très jeunes arbres avaient été plantés sur le pourtour du Mandala. Ils ont bien pris, comme le reste des plantes. A l’automne, il faudra les déplacer plus loin sur la pelouse pour laisser de la place aux légumes, aromatiques et petits fruitiers. Ils apporteront de l’agrément non seulement par leur ombrage, mais aussi par leur production de fruits, figues, noisettes, mûres du mûrier, cerises. Créer un jardin, c’est s’enraciner dans le temps et travailler pour le long terme: une leçon de patience et de vie.

Le figuier a pris du volume.
Le jardin du Mandala
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